Celia Dehouche

Celia Dehouche

Diplômé du programme Montage et habillage infographique – 2022

Ancienne organisatrice communautaire pour un comité de logement et détentrice d’une maîtrise en sociologie, Celia Dehouche s’est réorientée avec succès vers le domaine du montage. Diplômée de l’Institut Grasset en 2022, elle devient monteuse indépendante à peine un mois après la fin de sa formation. Elle débute comme assistante-monteuse chez les Studios MELS, puis rejoint rapidement l’équipe d’Outpost MTL.

Ce qu’elle préfère dans son métier? Créer des histoires.

En tant qu’assistante-monteuse, Celia prépare les projets de A à Z afin que les coloristes, monteurs et artistes VFX puissent entrer dans le processus sans friction. Elle trie les scènes selon le type de production (série, long-métrage, etc.), élimine les prises inutiles, détermine les points d’entrée et de sortie des séquences, et veille à l’exportation finale des projets – que ce soit pour le cinéma, la télévision, les festivals ou le Web. Elle passe ainsi la majorité de ses journées devant l’ordinateur à résoudre des problèmes techniques ou à organiser les projets.

Celia a travaillé sur plusieurs productions québécoises d’envergure, notamment la minisérie de Xavier Dolan La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé et la série Sans rendez-vous. Elle a également participé au montage de longs-métrages de fiction comme Who Do I Belong To de Meryam Joobeur et Kanaval de Henri Pardo, ainsi que de documentaires tels que Une jeunesse française et Les jours.
Ce dernier film a été particulièrement marquant pour elle. Réalisé par Geneviève Dulude-De Celles, Les jours suit une jeune femme qui apprend, une semaine avant son 29e anniversaire, qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Le film accompagne la protagoniste tout au long de ses traitements et de ses visites à l’hôpital. « Ce projet m’a profondément touchée. Je devais souvent revoir le film en entier pour vérifier mes exports, et chaque fois, l’émotion me submergeait à nouveau », confie Celia.

Après deux ans passés à travailler pour différentes entreprises, Celia choisit de se lancer à son compte. Son passé en intervention sociale continue d’influencer ses choix professionnels :
« Plusieurs causes sociales me tiennent à cœur, et ça se reflète dans mes projets. En ce moment, je travaille gratuitement sur un documentaire qui suit un couple palestinien installé à Vancouver, propriétaire d’un petit restaurant. Le film cherche à présenter leur culture, leur quotidien, et leur humanité, sans se concentrer uniquement sur les tragédies politiques. L’objectif, c’est de leur donner une voix intemporelle. »

Son passage à l’Institut Grasset a été déterminant. Elle y a acquis non seulement une solide maîtrise des logiciels de montage, mais aussi des méthodes de travail rigoureuses : organisation des projets, traitement du matériel, et planification avant même de commencer le montage. 
« J’ai énormément appris à l’Institut Grasset. J’ai adoré découvrir After Effects. Apprendre à utiliser les images clés (keyframes), ça a littéralement changé ma vie! », dit-elle en souriant.